Célébrités

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Musique

Kidjo est née à Cotonou. Son père est un Fon de Ouidah et sa mère, Yorouba, directrice d'une troupe de théâtre et femme d'affaires avertie. Dès l’âge de six ans, elle intègre la troupe de théâtre de sa mère, ce qui fait naître en elle le goût pour les musiques et les danses traditionnelles. Elle commence à chanter au sein du groupe Les Sphinx et, adolescente, rencontre le succès grâce à son adaptation pour la radio nationale de la chanson de Myriam Makeba "Les Trois Z". Elle enregistre ensuite l’album Pretty. Le succès de cet album lui a permis de faire une grande tournée en Afrique de l’Ouest. Les conflits politiques incessants au Bénin l’empêchent de poursuivre sa carrière de façon indépendante dans son propre pays.

Elle déménage à Paris en 1983. Tout en travaillant, Angelique suit des cours de chant au CIM, une école de jazz parisienne réputée. Elle y rencontre son futur mari Jean Hebrail, musicien et compositeur avec qui elle écrit la majeure partie de sa musique. D’abord choriste de groupes africains de Paris, en 1985 elle devient la chanteuse du groupe de Jazz africain Pili Pili formé par le pianiste hollandais Jasper Van't Hof. Dès la fin des années 1980, elle était devient l' une des chanteuses les plus populaires de Paris. Elle enregistre un album solo, Parakou pour le label de Jazz, Open.

Elle s'intalle aux États-Unis en 1998 où elle d'abord étonnée que son public soit essentiellement blanc, son mariage avec un européen (Jean Hébrail) étant mal admis par la communauté afro-américaine. Elle connait ensuite un succès partagé couronné en 2007 par un Grammy Award.
En novembre 2003 Angélique chante à Cape Town en Afrique Du Sud avec Peter Gabriel et Youssou N’Dour au grand concert pour la fondation de Nelson Mandela. En mai 2004 elle participe au concert « We Are The Future » à Rome devant 400 000 personnes. Le spectacle a lieu au Circo maximo avec la participation de stars internationales. En mars 2005, elle chante devant 50 000 personnes lors du concert Africa Live de Dakar pour lutter contre le paludisme avec la participation d’un grand nombre de stars Africaines. Angélique est l’une des interprètes de la vidéo "Price of Silence" produit par Amnesty International à l’occasion des 60 ans de la Déclaration des droits de l’Homme.
Suite à son engagement pour la campagne de Barack Obama, elle participe le 20 janvier 2009 à l'African Diaspora Inaugural Ball, un des bals organisés à Washington lors de l'investiture présidentielle.

 

Le Grand Parcours De Cella StellaNée à Daloa en Côte d'Ivoire de parents béninois, Cella Stella connaît succès quasi immédiat avec "Bema bese", un 45 tour produit en 1977. Interprète polyglotte (elle chante en yoruba, fon, mina, douala, lingala, français, anglais et espagnol), elle se fait adopter par le public d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale qui se retrouve dans ses chansons. "Le but est d'ouvrir ma musique à toutes les cultures, faire une musique d'unification, permettant à tous les peuples de se retrouver".

Son nouvel opus illustre sa pensée. "C'est un retour aux sources, souligne t-elle. Je suis allée piocher dans le traditionnel béninois auquel nous avons rajouté des instruments modernes". En somme, un album entre tradition et modernité, à travers lequel la diva développe les thèmes d'amour, "Chéri Gbomayi", raconte la vie, Monjuba, se souvient d'une certaine époque, "Makambo ya nostalgie", pense au pays, "Mbo'a Ngo". L'album est plein de surprises. L'artiste s'est entourée de Richard Nelle, qui est aussi son producteur, ainsi que d'une pléiade de pointures (Guy Nsangué, Etienne Mbappé, Noël Assolo, Willy N'for, Charles Ewandje, Barbara Akabla et bien d'autres). Un album porteur de messages, "une façon d'unifier l'Afrique". 5 albums.

 

Wal Junior, de son vrai nom Waliou Ibrahim est né à Porto Novo. Son premier album Bi-Omondé en 1992 sera grand succès international. Wal préfèrera cependant se retirer de la scène pendant dix ans avant de revenir avec Yovo.
Albums : Yovo, Bi-omondé. Style : Salsa-Zouk

 

Tchalé, virtuose de la guitare électrique, qui a débuté dans les chorales de chant des églises. Tchalé est un bluesman qui compose avec son histoire. Voilà pourquoi sa musique va chercher dans les rythmes traditionnels béninois, avec des percussions africaines et des paroles très souvent chantées dans les dialectes béninois et togolais.
Style : blues

 

Stan Tohon, roi du « tchink system », 25 ans de carrière, 25 albums et plus de 150 chansons dans répertoire, le créateur de «Solo» et de «Zémidjan», sort d’une longue maladie et revient plus en forme que jamais avec un album baptisé «Résurrection».
Très populaire dans son pays, il a connu un plus large écho en Afrique grâce à la reprise de sa chanson « Yallow » par le chanteur-vedette camerounais Sam Fan Thomas. Dans son douzième et dernier CD, « Tchink Attack » (Dona Wana/Blue Silver), il offre une version reggae de « Yallow » (en rythme soukouss dans sa première mouture), dont le texte dénonce les méfaits de l’argent-roi.

Son reggae se marie à la pulsation prenante du « tchinkoumé », ancestraux rythmes de funérailles joués sur les tambours d’eau. Ces derniers (pratiqués par Stan Tohon dans son disque) sont constitués de deux calebasses disposées dans des seaux d’eau et frappées avec deux baguettes. Les lamelles de chambre à air de bicyclette qui rembourrent l’extrémité des baguettes contribuent à une résonance amortie. L’air circule entre la calebasse et l’eau.
Tohon puise à l’expressivité originale des tambours d’eau, instruments à la fois aérophoniques et aquatiques. Mais aussi à celle du gotta, grosse gourde en forme de citrouille dont l’ouverture est caressée par une peau d’animal taillée en forme d’éventail : un son grave et étouffé singulier.
L’auteur compositeur béninois combine ingénieusement instruments anciens et modernes. Il a baptisé son cocktail africano-trad-funk « tchink system ». Dans ses textes, auxquels il a à coeur de donner une portée éducative, Tohon énonce les préoccupations sociales de l’homme de la rue.

 

Kuami Mensah est le fondateur et leader du projet Afasa, constitué au Bénin en 1993 avec des musiciens du pays, dont le but était de réaliser une fusion entre les rythmes et mélodies ethniques de l'Afrique Occidentale et les formes musicales afro américaines, essentiellement funk et reggae. Il est aussi le fils de Gnonnas Pedro
Album : Novi Novi

 

Sagbohan Danialou, le roi du « kaka »
Chanteur à textes, il évolue essentiellement dans son Bénin natal, un gâchis pour certains de ses fans pour qui l’artiste aurait dû s’exporter.
Percussionniste moderne mais aussi traditionnel, Sagbohan Danialou, est un amoureux du tam tam notamment du Kpahlouè et du Kpezi dont il joue. Son rêve est d’ailleurs de créer un centre de formation à la percussion traditionnelle. L’artiste entend également récolter des fonds à travers sa fondation dénommée Fondahagbé pour donner corps à son projet. La jeunesse et l’éducation font aussi partie des sujets chers au musicien. Une préoccupation que l’on retrouve dans les paroles de ses chansons. Des compositions où le message est très important. « Je ne veux pas être seulement un chanteur qui chante. Je veux également être utile à la société. Le thème que je choisis doit être bien perçu et éducatif ».
A l’écoute de ses racines :
Des  chansons qui retracent l’histoire du Bénin et qui auront permis à beaucoup d’enfants d’en apprendre un peu plus sur leur pays.
L’authenticité est en définitive une marque de fabrique chez le musicien béninois. De confession musulmane, Sagbohan Danialou croit aussi aux valeurs de la religion de ses ancêtres.

 

ARDIESS est la stylisation du mot HARDIESSE. Formé en décembre 1996, ARDIESS est un groupe de rap. Les membres sont des jeunes africains qui ont les yeux tournés vers la modernité mais qui n'oublient pas leurs racines. ARDIESS a pour ambition d'apporter progressivement la contribution de la culture béninoise à l'évolution du rap mondial. Le groupe veut se servir des traditions musicales qui l'environnent pour insuffler du sang neuf au rap. Les membres d’ARDIESS sont entrés dans le rap comme d'autres entrent en religion: avec foi.
Albums: Evolution, Yémalin, Rainstorm Dark Spirits

 

Zeynab
C’est en 1994 que la jeune artiste béninoise a décidé de faire la musique professionnelle et d’y croire. Elle a fait ses armes de musique dans le Royal Band du Bénin Sheraton Hôtel pendant un an avant de rejoindre le Pentium Plus du Novotel Orisha hôtel. En 2001,Zeynab entamait le grand tournant de son histoire avec la sortie de « Intori » son premier album. Contre toutes attentes le 22 février 2002 elle confirme son talent avec la sortie de Rythme and blues. La particularité de cette étoile de la musique béninoise est qu’elle arrive toujours à créer une passerelle entre le Rn’B et la culture béninoise. Zeynab Abib comme elle aime bien se faire appeler, s’est confirmé à travers les concerts, les invitations hors du Bénin, un prix reçu par-ci, sans oublier sa dernière nomination aux trophées Kora. Après tout ce parcours combien éloquent Zeynab sort son second album « D’un endroit à un autre » composé de 14 titres dont 2 interludes avec le Bolodjo un rythme de Sakété son village natal..

 

Lionel Loueke, le prodige du jazz
"Classiquement, le monde occidental donne l’heure et les Africains prennent le temps. Le guitariste béninois serait-il le premier musicien africain à posséder, et le temps et l’heure ?" Même si elle s’autorise un raccourci, cette interrogation du journaliste de Jazz Notes, Philippe Condrieu, a le mérite de prendre le pouls de Lionel Loueke. Il y a peu ( ?), il a fait la couverture de Jazziz, le mensuel de référence américain voyant en lui l’icône d’un jazz sans œillères..Guitariste fasciné très vite par les cadors du genre Wes Montgomery, Joe Pass, George Benson…, il est passé par l’American School of Modern Music de Paris, d’où il est ressorti brillamment en 1998, puis par la prestigieuse Berklee de Boston, avant de se parfaire au Thelonious Monk Institute of Jazz de Los Angeles, où il fut sélectionné par un jury qui comptait dans ses rangs Herbie Hancock et Wayne Shorter, tous deux illico béats devant tant de talent…
Il est né le 27 avril 1973, au Bénin. À la maison, la musique est une tradition familiale. "Mon grand-père était un chanteur traditionnel au village et mon père joue un peu de guitare, mais pas professionnellement. Quant à mon frère aîné, Alexis, il jouait aussi et a été mon premier prof." Il grandit ainsi, sevré de musiques à l’heure des grands orchestres, Fela en tête et la transe à l’âme. "La culture béninoise a exercé une grande influence sur moi et sur pas mal de cultures dans le monde comme le vaudou, dont les origines se situent au Bénin, avant de se disséminer dans le reste du monde, en prenant de multiples formes : Haïti, Cuba, les cultes animistes... D'autre part, j'ai aussi grandi entouré de la musique bourian, un rythme danse proche de la samba brésilienne, en plus des chants et danses traditionnels sacrés… "Après avoir été sollicité par le gotha du jazz,dirigeant la manœuvre chez Terence Blanchard tant et si bien qu’il signe la moitié du répertoire du trompettiste, dialoguant fréquemment avec Herbie Hancock qui voit en lui "un musicien unique… et un humain qui a le cœur sur la main", il publie deux disques en 2005.
Un solo si justement baptisé In A Trance et Gilfema en trio avec ses deux compères rencontrés en 2000 sur les bancs de l’école, le bassiste Massimo Biolcati et le batteur Ferenc Nemeth. Double coup de maître pour ce quasi double mètre.
L’accueil est unanime : "C’est qui cet Ovni ?" Depuis tous attendaient la suite. Les voilà enfin récompensés : Rossignol, titre éminemment symbolique du troisième opus d’un virtuose qui chante et enchante, devrait lui permettre de s’envoler encore plus haut, vers les sommets. Le concept est simple, double comme sa personnalité : "Nous l’avons enregistré en deux temps. Une première partie a été faite au Bénin, avec des titres de percussions et voix, qui sont restés comme des introductions sur le disque. Puis autour de cette thématique, nous avons développé en studio." Pour cette heure de musiques, entre ballades nonchalantes et chorus épatants, Lionel Loueke a convié quelques fidèles, pas n’importe lesquels. Outre ses complices de Gilfema, sont du voyage : Grégoire Maret, l’harmoniciste suisse que tout le monde loue outre-Atlantique, Gretchen Parlato, une voix comme on entend peu, Cyro Batista, doux frappadingue des percussions, et Herbie Hancock, himself. Somme toute, des musiciens ouverts à toutes les bonnes aventures.

 

Apouké. Rappeur béninois leader du groupe éponyme, chante en français et en langues locales. Très croyant. Emprisonné par la gendarmerie de Cotonou en janvier 2005 pour « sorcellerie avec envoûtement dans le but de nuire ». Des témoignages accusent en effet le leader du célèbre groupe de rap béninois d’avoir tenté de prendre l’âme d’un enfant pour un rituel sorcier lié à la divinité Mami Wata. Il sera agressé par la foule et tabassé par les gendarmes. Très connu au Bénin.

 

Littérature et journalisme

Roger Justino, écrivain et journaliste béninois spécialiste du Togo.
Roger Justino est né en 1979 au centre du Bénin dans une famille catholique pratiquante et traditionnelle.
A dix ans, il fit son entrée au petit séminaire St Joseph (Bénin) où il fit ses études primaires et secondaires. Le bac en poche, il entra à 16 ans au philosophât catholique du Foyer-séminaire de Lyon. Après sa maîtrise de lettre en 2001, il s’engagea dans l’International Humaniste, milite pour le renversement du Roi Mswati III du Swaziland, pays d’origine de son père, et participe à des marches de protestation contre la longue dictature togolaise en 2002. Il se spécialisa comme agro journaliste cette même année.
L’année suivante, il se rendit au Togo comme reporter : Journaliste à la Radio catholique Virgo-Potens (Togo), professeur de français et d’Histoire-Géo au Complexe Scolaire Piano-Sano d’Atakpamé entre 2002-2004, porte parole de l’International Humùaniste, section Afrique, il retourna au Bénin comme directeur de Publication de l’hebdomadaire panafricain du Mouvement Humaniste, “LE MESSAGER DU CONTINENT’’ de 2004-2006, après une formation de communicateur socila au Centre Humanistes à Paris.
Actuellement collaborateur de plusieurs médias, il publie des articles spécialisés dans la presse togolaise, béninoise et française.

 

Jérôme Adjakou Badou, journaliste, décédé en 2003
Jérôme Adjakou Badou née en 1966 à été le premier Président de l'Observatoire de la déontologie et de l'étique dans les médias au Bénin (ODEN). Collaborateur de plusieurs journaux béninois depuis août 1989, il a travaillé à la rédaction de la Récarde où il a été rédacteur en chef en 1993 à 1994. En juillet 1992, il obtient le premier prix du Concours du " Meilleur Jeune Journaliste " organisé par la Mission française de Coopération en service à Cotonou. Jérôme Adjakou Badou est signataire de plusieurs grands reportages et enquêtes et coauteurs de plusieurs études et ouvrages. Dans le domaine de la vie associative, Jérôme Adjakou Badou est aussi un grand militant. Il est d'ailleurs membre fondateur de l'Ong "Conscience Civique".

 

Jérôme Carlos est un écrivain, historien et journaliste béninois né à Porto-Novo en 1944. Il a occupé les fonctions de directeur des Musées, Bibliothèques et Archives Nationales de Cotonou. Il a été rédacteur en chef d'Ivoire Dimanche de 1982 à 1990, puis de La Presse (1990-1993) et de La Lettre d'Afrique (1994).Il est le directeur général du Centre Africain de la Pensée Positive (CAPP), et directeur gérant de la radio privée commerciale CAPP FM. Il vit à Cotonou. Officier de l'Ordre du Mérite Culturel de Côte d'Ivoire.

 

Poésie

Les poètes célèbres des années 60 : Paulin Joachim, Richard Dogbeh (connus aussi tout deux pour leurs créations théâtrales), Toussaint Mensah, Noureïni Tidjani-Serpos, Eustache Prudencio : ils privilégièrent le thème de la négritude et aussi l’oubli des injures et des coups reçus.
Les années 70 -80: la Révolution porte un coup très dur à la production littéraire et artistique, « le creux spirituel et intellectuel ».
1990, les nouveaux thèmes font leur apparition : apartheid et sida

Peinture et sculpture

Nombreux créateurs contemporains s’inspirent directement de traditions artistiques yoruba et fon. Les plus notables ont exposés à travers le monde tels : le peintre et sculpteur Cyprien Tokoudagba (initié de la religion vodoun), le peintre Romuald Hazoumé s’inspire du Fa et crée des masques de « junk art », les frères Dakpogan, sculpteurs, célèbres pour leurs « dieux de fer » évocateurs de Gou, vodoun fon de la guerre et des métaux. Autodidacte un peu fou, G. Adéagbo assemble des objets à même le sol en tableaux « d’art brut ».

La tradition des tapisseries de d’Abomey se perpétue avec Koffi Gahou et les deux cousins Alphonse et Julien Yémadjé, descendants d’une famille de tisserands royaux et auteurs notamment d’une série très remarquée  de trente toiles tissées illustrant les Fables de La Fontaine.
Dominique Gnonnou Kouass privilégie les batiks.
Deux sculpteurs sur bois de covè, près de Bohicon, dans une région déjà connue pour sa créativité, se sont fait connaître hors des frontières : Amidou Dossou, qui dynamise les masques Guèlèdè, et Eloi Lokossou qui inscrit des récits entiers sur des bâtons polychromes ornés de personnages.